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Allocution à l’occasion du 30e anniversaire de l’INO

Allocution

À l’occasion du rassemblement pour
le 30e anniversaire de
l’Institut national d’optique (INO)

8 novembre 2018

Québec (Québec)

Chers amis, chers collègues,

Distingués invités,

Mesdames, messieurs,

C’est un grand plaisir pour moi d’être ici aujourd’hui, en si belle compagnie et pour une si belle occasion.

Je vous remercie de cette gentille invitation à être parmi vous.

Un salut tout particulier aux bâtisseurs et aux partenaires de l’INO, tous ceux et toutes celles dont la vision et le travail nous permettent de nous réunir aujourd’hui pour célébrer les succès considérables de l’INO au cours des trente dernières années.

À titre d’exemple de ces succès, au cours des trente dernières années, le travail acharné de la belle équipe de l’INO a mené à 70 transferts technologiques, à plus de 270 brevets et à plus de 6500 solutions à des défis technologiques et économiques importants et diversifiés.

Après 30 années de leadership soutenu, l’INO contribue aujourd’hui au développement de plusieurs secteurs d’activités, tels que la santé, le transport, le secteur manufacturier avancé, l’aérospatial, l’intelligence artificielle, le numérique, les technologies et les énergies vertes, et bien sûr l’optique photonique, qui fait d’ailleurs sa renommée mondiale.

Mais ce n’est pas tout ! Dans la dernière année, l’INO a également étendu ses activités dans la ville de Montréal – parfois une ville concurrente, souvent une ville partenaire – afin d’accroitre sa participation dans l’écosystème de l’innovation de la grande région métropolitaine.

Depuis ses débuts, le leitmotiv de l’INO est leadership et partenariat.

Cette capacité remarquable de leadership et de partenariat inspirent plus largement le rôle de Québec au Québec, et le rôle du Québec au sein de la fédération canadienne, un rôle qui me passionne personnellement et professionnellement depuis déjà trois ans et trois jours.

Notre planète et notre société vivent des enjeux majeurs, qui nous interpellent tous, en particulier les plus jeunes parmi nous.

Les bouleversements sont à la fois technologiques, démographiques et environnementaux.

Nous vivons de profondes mutations technologiques, qui ont le potentiel d’accroître significativement la compétitivité de nos entreprises ainsi que la productivité et les salaires de nos travailleurs.

Ces changements technologiques peuvent toutefois accroître l’inégalité des revenus et les sentiments d’insécurité du travail et du revenu ressentis par la classe moyenne. Ces tensions peuvent mener à un climat politique malsain, ici au Canada et ailleurs dans le monde, et mener à des politiques de construction de murs plutôt que de ponts.

Nous vivons aussi de profondes mutations démographiques qui freinent la croissance de nos entreprises, et parfois mettent même en jeu leur survie ou les amènent à investir ailleurs qu’à Québec.

Pour faire face à cette pénurie de main d’œuvre, nous voulons investir dans les compétences de nos travailleurs et accroître davantage la participation de ceux que l’on retrouve en plus faible proportion sur le marché du travail, comme les femmes, les autochtones, les personnes avec des limitations, les travailleurs plus âgés.

Nous souhaitons aussi attirer et retenir davantage de nouveaux arrivants à Québec. Il en va de l’avenir de notre région.

Nous vivons finalement de profonds défis environnementaux. Nous sommes les premiers à ressentir les effets des changements climatiques; nous sommes les derniers à pouvoir y réagir.

Nous pouvons et nous devons protéger l’environnement tout en faisant croître l’économie en créant des emplois du futur. La région de Québec est un exemple admirable qui démontre que cela est possible.

Le gouvernement canadien a aussi la responsabilité de montrer l’exemple, en investissant massivement dans le transport collectif, dans les énergies et les technologies vertes, et en mettant un prix sur la pollution, car la pollution a un coût.

Nous voulons aussi reconnaître que le Canada dispute une course mondiale serrée en matière d’innovation. Il fait concurrence à d’autres pays du monde entier afin d’attirer les personnes les plus talentueuses, les investissements les plus structurant, et les entreprises dont la croissance est la plus prometteuse.

Le gouvernement du Canada a ainsi mis de l’avant un Plan pour l’innovation et les compétences pour stimuler la croissance et à aider le Canada à réaliser son potentiel en tant que chef de file mondial en matière d’innovation.

Par exemple, par l’intermédiaire de l’Initiative des supergrappes d’innovation, le gouvernement du Canada investit 950 millions de dollars sur cinq ans à l’appui de 5 supergrappes d’entreprises et de partenaires qui présentent le plus grand potentiel de bâtir des écosystèmes d’innovation de calibre mondial.

Ces supergrappes appuient des partenariats à haute densité d’activités commerciales qui comportent une masse importante de grandes et de petites entreprises, d’établissements postsecondaires et d’autres établissements de recherche. Ces partenariats dynamisent l’économie et servent de moteur de croissance large et soutenue.

Au cours de la dernière année, l’INO est devenu un membre actif de deux des cinq supergrappes canadiennes en innovation, soit l’une en appui au secteur manufacturier avancé et l’autre en appui à l’accélération des technologies numériques.

En 2017, le gouvernement canadien a aussi créé le Fonds stratégique pour l’innovation.

Ce fonds de 1,26 milliard de dollars a comme objectif de faire du Canada un chef de file mondial en matière d’innovation, et donner à nos entrepreneurs l’opportunité de transformer leurs idées en projets, leur science en technologie et leurs talents en nouveaux emplois.

Les objectifs de l’INO sont exactement les mêmes que ceux du gouvernement du Canada. Le gouvernement du Canada a d’ailleurs été fier d’octroyer à l’INO, dès son premier budget en 2016, une contribution de 50 millions de dollars de 2016 à 2021.

Cette somme a été allouée grâce au Programme de développement économique du Québec, qui vise à soutenir l’essor économique de nos communautés et à donner aux entreprises de chez nous la chance de se développer.

Le gouvernement canadien est fier un partenaire pour le développement économique, ayant investi plus de 121 millions de dollars, depuis octobre 2015, dans la grande région de Québec dans le cadre du Programme de développement économique du Québec.

Grâce à ces investissements de Développement économique Canada, plus de 560 millions de dollars additionnels d’investissement privé ont été sécurisés.

Ces investissements ont aussi permis de créer ou de maintenir près de 2000 emplois dans notre région.

En terminant, les bouleversements et les défis continueront de se multiplier au cours des prochaines années.

Il importera de continuer à développer des partenariats et d’augmenter la collaboration entre les divers acteurs —privés, universitaires, sans but lucratif, et gouvernementaux.

Dans un contexte fédératif, le gouvernement canadien aura la responsabilité majeure de faciliter ces partenariats entre les provinces, car les défis économiques, sociaux et environnementaux dépassent largement les frontières d’une seule province. Les opportunités et les avantages de travailler ensemble sont aussi considérables.

En conclusion, je tiens à nouveau à féliciter et à remercier toute l’équipe de l’INO et tous ses partenaires de votre riche contribution au cours des 30 dernières années au développement de Québec, du Québec et du Canada.

Je vous souhaite le plus grand succès pour les années à venir en vous assurant que vous pourrez compter sur ma collaboration personnelle et sur celle du gouvernement canadien au cours de vos 30 prochaines années!

Merci.