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Discours prononcé au brunch annuel de SOCODEVI à l’occasion de la Semaine du développement international

Thème : « Changements climatiques 2.0 : les coops et les mutuelles passent à l’action » 

La version prononcée fait foi. 

 

Cher Richard,

Chère Cécile,

Distingués invités,

Chers amis,

 

Merci tout d’abord de m’accueillir aujourd’hui à votre délicieux brunch-conférence.

 

Je vais commencer par vous dire que je me sens en très belle et en très bonne compagnie.

 

J’ajouterais même en très riche compagnie puisque SOCODEVI dispose non seulement d’une histoire riche, mais aussi d’une histoire riche en partenariats au cours des 30 dernières années.

 

En bonne compagnie aussi parce que je me retrouve en compagnie de plusieurs visages familiers dans le domaine de la coopération, dans le domaine du développement international et dans le domaine de l’habitation.

 

C’est d’ailleurs un moment pour moi de me souvenir d’un certain nombre de choses.

 

Premièrement, parce que le développement international, c’est la raison première pour laquelle j’ai choisi d’étudier en économie.

 

Il y a un certain nombre d’années que j’ai fait ce choix, mais c’est le développement international qui m’intéressait et il y a plusieurs façons de l’étudier. Je trouvais que l’économie était l’une des bonnes manières de le faire.

 

C’est une autre raison pour laquelle j’avais choisi d’être coopérant, pas à la mesure de ce que certaines organisations que vous connaissez bien réussissent à faire.

 

J’ai eu la chance, par exemple, de travailler avec Jeunesse Canada Monde pour un certain nombre de mois après que j’ai commencé à étudier en économie. Je trouvais que c’était une façon de vivre le terrain comme jeune et d’en profiter comme expertise et comme source de vision et d’ambition.

 

Le cours de développement international a été mon premier choix de cours optionnels en science économique. Par la suite, j’ai eu l’opportunité de me spécialiser non seulement en économie publique et aussi en économie du bien-être qui tourne aborde les questions de justice.

 

Aussi, la chance que j’ai eue, entre autres, grâce au travail acharné de Louis-Marie, de participer à la fondation d’un réseau de recherche qui s’appelle le réseau PEP (Pauvreté et politiques économiques) qui compte maintenant près de 15 000 membres à l’échelle du monde. Ce réseau se trouve dans 61 pays avec un total de presque 1 000 chercheurs dont la moitié sont des femmes.

 

C’est un réseau qui a une influence et un impact considérable dans la capacité des gens à se prendre en main.

 

Dans quelques instants, je vais vous faire une allusion à la manière par laquelle le milieu coopératif et mutuel insiste beaucoup sur la valeur de se prendre en main.

 

Je suis aussi évidemment en bonne compagnie pour souligner la Semaine du développement international qui, cette année, invite tous les Canadiens et tous les Québécois a être des partenaires pour un monde meilleur.

 

Les objectifs de SOCODEVI, comme le dit si bien Cécile dans le rapport annuel 2016-2017, semblent utiliser l’autonomisation et la force des coopératives et des mutuelles pour appuyer ce que j’appellerais un développement en 3D.

 

  1. Un développement économique qui profite à tous.
  2. Un développement qui est durable parce qu’il protège la santé de notre environnement et la santé de nos familles.
  3. Un développement inclusif qui donne à tous et à toutes une chance réelle, une chance juste d’être bien et de s’épanouir sur cette terre.

 

En parlant de bonne compagnie, je ne peux m’empêcher de souligner que ma collègue Marie-Claude Bibeau, la ministre du Développement international et de la Francophonie, est actuellement en Afrique et elle vous envoie ses salutations du Sénégal.

 

L’an dernier, elle avait eu la chance de venir vous voir.

 

Vous avez entendu parler de la nouvelle politique féministe d’aide internationale du gouvernement canadien qui était en préparation à cette époque.

 

Comme vous le savez toutefois, cette politique a été lancée en juin dernier et nous travaillons très fort à la mettre en œuvre. C’est une tâche complexe évidemment, mais nous sommes guidés par un constat qui est à la fois simple et puissant. Le constat de renforce le pouvoir des femmes et des filles est certainement une des meilleures approches pour éliminer la pauvreté et atteindre les objectifs de développement durable 2030.

 

Dans cette perspective, le Canada a doublé son financement envers les services de santé sexuel et reproductif. Il a également doublé sa contribution annuelle au Partenariat mondial pour l’éducation entre 2018 et 2020 tout en mettant l’accent sur l’éducation des filles.

 

Le Canada appuie aussi, comme vous le savez, l’action tellement importante que vous avez mise en évidence au cours des dernières minutes, soit l’action pour notre climat et pour notre environnement.

 

Le Canada, comme vous le savez, a fait de cet enjeu l’une de ses priorités du développement et travaille fort avec tous ses partenaires à respecter ses engagements qu’il a pris en ratifiant l’accord historique de Paris.

 

Le gouvernement canadien a déjà consacré 2,65 milliards de dollars pour aider les pays en développement à s’adapter aux changements climatiques et à faire la transition vers une économie à faible production de carbone et des économies et des sociétés qui sont résilientes aux changements climatiques.

 

Les femmes et les filles du monde en développement sont particulièrement touchées par les changements climatiques. Notamment en raison de la part disproportionnée qu’elles assument en termes de responsabilités familiales.

 

Par exemple, quand une sècheresse survient en milieu rural et rend l’approvisionnement en eau et en combustible plus difficile, ce sont souvent les femmes et les filles qui doivent consacrer plus de temps, du temps qu’elles ne peuvent par conséquent pas utiliser et accorder à l’éducation et au travail rémunérés parmi toutes sortes d’autres choses.

 

Les femmes, comme nous l’avons souligné, ont toutefois des connaissances et une expertise qui peuvent les aider et nous aider à atténuer les effets des changements climatiques et à s’adapter à leurs conséquences.

 

C’est pourquoi le gouvernement canadien favorisera davantage les projets de développement qui valoriseront à court terme et à moyen terme la participation des femmes, et ce, de la conception à la mise en œuvre jusqu’à l’évaluation des impacts de ces projets.

 

Nous savons que, dans ce grand virage 3D de développement économique durable et inclusif, le mouvement coopératif a, par ailleurs, beaucoup à offrir.

 

Les coopératives possèdent non seulement une expertise technique dans les secteurs clés du développement, soit l’agroalimentaire, la foresterie durable, entre autres choses, mais aussi un savoir-faire important pour appuyer la croissance des petites et moyennes entreprises partout dans le monde.

 

Pour s’en convaincre, nul besoin d’aller voir au-delà de cette salle. Dans la seule dernière année, les membres de SOCODEVI ont atteint des résultats impressionnants.

 

Vous avez permis aux coopératives que vous appuyez d’augmenter considérablement leur chiffre d’affaires de plus de 30 % en moyenne au Pérou, en Bolivie ou au Vietnam.

 

Vous avez permis à plus de femmes d’accéder à des postes de responsabilité et vous avez initié plus de 2 000 agricultrices et agriculteurs à des pratiques à la fois plus rentables et mieux ajustées et mieux adaptées aux conditions climatiques variables à travers le monde.

 

Tout cela signifie des communautés qui profitent davantage d’un développement en 3D.

 

Travailler pour un développement en 3D signifie aussi pour tous les Canadiens et en particulier pour tous les Québécois de profiter de toutes les occasions de faire valoir l’importance pour nous comme Québécois et pour nous comme société de s’engager à l’international comme vous le faite aujourd’hui et comme on le fera dans quelques semaines au sommet du G7 qui aura lieu dans Charlevoix.

 

Alors, je termine en vous encourageant à souligner la Semaine du développement international en utilisant les médias sociaux — #SDI2018 — pour faire valoir vos efforts et vos succès, ainsi que pour inspirer davantage vos concitoyens à travailler ensemble sous le thème d’un partenariat pour un développement en 3D.

 

À nouveau, merci à tous de votre gentil accueil et très bonne Semaine du développement international.