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Allocution – Sommet des aînés : « Ensemble vers l’avenir » Fédération des aînées et aînés francophones du Canada

Ottawa (Ontario)

Le jeudi 15 juin 2017

La version prononcée fait foi.

Bonjour tout le monde, et un grand merci à madame Blouin pour cette sympathique présentation.

Quel plaisir d’être parmi vous aujourd’hui !

Permettez-moi tout d’abord de reconnaître avec respect que nous sommes actuellement réunis sur les terres traditionnelles des Algonquins.

J’aimerais remercier la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada, ainsi que la Fédération des aînés et retraités francophones de l’Ontario, pour cette belle invitation. J’en suis fort honoré.

Je suis le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social. Étant donné que je suis responsable de la plupart des programmes qui touchent directement les aînés, j’ai aussi le privilège d’être ministre des ainés. Je suis votre ministre.

Je crois fermement que les personnes qui ont bâti notre pays méritent une retraite digne et sûre. Et je reconnais également vos contributions considérables et continues dans nos communautés—comme travailleurs, voisins, parents, grands-parents, conjoints, proches aidants et bénévoles.

Savez-vous que la protection des aînés vulnérables est  l’une des principales raisons pour lesquelles je me suis lancé en politique?

Pendant 23 ans, j’ai été professeur d’économie à l’Université Laval, dans la ville de Québec. Beaucoup de mes recherches portaient sur le vieillissement de la population.

Lorsque le gouvernement précédent a décidé d’augmenter l’âge d’admissibilité à la Sécurité de la vieillesse de 65 à 67 ans, j’ai constaté qu’il n’avait pas mesuré les conséquences de ce changement, en particulier sur nos aînés les plus vulnérables.

J’ai donc formé une équipe de chercheurs pour évaluer les effets économiques et sociaux possibles du changement de l’âge d’admissibilité à la Sécurité de la vieillesse.

Selon nos résultats, ce changement aurait plongé environ 100 000 aînés âgés de 65 et 66 ans dans la pauvreté sévère, chaque année. 100 000 aînés de plus en pauvreté, par année! Cela aurait triplé le taux de pauvreté de ces aînés, de 6% à 17%.

De plus, les femmes âgées auraient été les plus affectées : une aînée à revenu moyen aurait vu son revenu baisser d’un tiers.

Les pires conséquences auraient frappé les personnes les moins capables et les moins susceptibles d’adapter leur comportement de travail et leurs habitudes d’épargne pour se protéger de cette augmentation de l’âge d’admissibilité. Le précédent gouvernement canadien n’a pas pris la peine de comprendre l’impact de cette réforme et ne souhaitait pas non plus s’en préoccuper.

Je me suis donc lancé en politique pour mieux soutenir les aînés de notre pays. Et maintenant me voilà ministre, avec un peu plus de pouvoir pour ce faire.

Je suis ici pour vous parler de l’approche globale de notre gouvernement envers les aînés, mais j’aimerais d’abord souligner que je suis très conscient de vos défis comme nombre de communautés minoritaires francophones à travers le pays.

Je sais que ce n’est pas toujours facile. Moi-même j’ai passé plusieurs années en Alberta et en Angleterre, alors je sais ce que c’est de vivre en anglais et rêver en français.

Je vous félicite pour vos efforts et votre succès dans la protection de notre langue française, génération après génération.

Je sais qu’un petit-enfant qui est capable de vous dire « Je t’aime, grand-maman, et grand-papa », c’est précieux, particulièrement  quand il ou elle grandit en Alberta ou au Yukon, en Nouvelle-Écosse ou en Ontario.

D’ailleurs, je viens de signer un accord historique sur les services de garde avec les provinces et territoires, et nous souhaitons faire en sorte que plus de services de garde soient offerts aux enfants vivant en situation de minorité linguistique.

Je souhaite que le français puisse s’épanouir davantage à travers notre pays.

Et c’est pour cette raison que je travaille en étroite collaboration avec ma collègue, Mélanie Joly, ministre du Patrimoine du Canada, pour nous assurer que les services du gouvernement canadien soient toujours disponibles en français partout au Canada.

Parlons maintenant plus directement du programme de mon gouvernement pour les aînés.

Nous savons tous que le vieillissement de la population canadienne est réel. En 2015, le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus excédait le nombre d’enfants de 14 ans et moins—une première dans notre histoire.

Selon les projections démographiques, les aînés représenteront environ 23% de la population totale du pays en 2031, comparativement à 17% en 2016.

La question est : que doit-on faire différemment?

Comme gouvernement, nous nous efforçons de mettre en place des initiatives visant à atteindre quatre objectifs spécifiques pour les aînés :

  1. sécurité du revenu
  2. logements abordables
  3. santé
  4. inclusion sociale

Sécurité du revenu

En premier lieu, notre gouvernement agit avec détermination pour améliorer votre sécurité du revenu. C’est la base de notre stratégie.

Nous avons rétabli l’âge d’admissibilité aux prestations de la Sécurité de la vieillesse et au Supplément de revenu garanti à 65 ans plutôt qu’à 67 ans tel que le proposait le précédent gouvernement. C’est une des premières décisions que j’ai eu à prendre et j’en suis très fier.

Nous avons aussi bonifié le Supplément de revenu garanti d’un montant pouvant atteindre 947$ par année pour les aînés vivant seuls.

Cette mesure à elle seule a amélioré la situation financière de près de 900 000 aînés et a permis à environ 13 000 d’entre eux, en majorité des femmes, de sortir de la pauvreté.

Et, dans l’intérêt des aînés de demain, nous avons bonifié le Régime de pensions du Canada, qui permettra d’augmenter les prestations de retraite et d’accroitre la sécurité financière des générations à venir.

Logements abordables

En deuxième lieu, nous visons aussi des améliorations dans les conditions de logement des aînés.

Tous les Canadiens méritent un logement sécuritaire, adéquat et abordable.

Nous travaillons pour accroître l’accès des aînés, et particulièrement les aînés vulnérables, à des logements abordables en investissant dans la construction, la rénovation et l’adaptation de logements pour les aînés.

Dans le dernier budget, nous avons investi 200 millions de dollars, ce qui va transformer les conditions de logements de 5,000 ménages d’aînés.

Au cours de la dernière année, nous avons échangé avec les provinces et les territoires et nous avons effectué de vastes consultations avec les Canadiens pour l’élaboration de la première Stratégie nationale sur le logement.

Cette stratégie vise à faire en sorte qu’un plus grand nombre de Canadiens, y compris les aînés, aient accès à un logement qui répond à leurs besoins et qu’ils ont les moyens de se payer.

Santé

En troisième lieu, en ce qui concerne la santé, notre gouvernement a écouté le désir de nos ainés de vivre le plus longtemps possible chez eux et a augmenté considérablement son soutien pour les soins à domicile.

De plus, notre gouvernement soutient activement la mise en place de collectivités-amies des aînés, des communautés où nos aînés peuvent vieillir en dignité et santé.

Inclusion sociale

Finalement, parlons inclusion sociale. Notre gouvernement a à cœur le bien-être et la participation des ainés.

Vous constituez une frange importante de notre société et votre contribution continue de bâtir notre beau pays.

C’est d’ailleurs pour favoriser votre participation que notre gouvernement finance le programme Nouveaux Horizons pour les aînés, dont l’objectif principal est de réduire l’isolement des ainés et soutenir leur participation sociale.

Le programme promeut le bénévolat parmi les aînés, favorise le mentorat et offre une aide essentielle aux programmes et projets communautaires par et  pour les aînés.

Ce programme verse plus de 35 millions de dollars chaque année à des projets communautaires gérés ou inspirés par les aînés, de même qu’à d’importants projets pancanadiens qui traitent d’enjeux comme la maltraitance et l’isolation sociale des ainés.

D’ailleurs, je profite de l’occasion pour souligner qu’aujourd’hui, le 15 juin, est la journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées.

Oui, il faut faire de la sensibilisation et oui c’est à travers d’organismes comme le vôtre que nous pouvons combattre les comportements néfastes envers nos ainés.

CONCLUSION

Et maintenant, pour conclure : nous sommes unis pour une reconnaissance de la contribution remarquable apportée par les aînés canadiens à notre société.

J’insiste que les changements démographiques créent des opportunités. Il y a de plus en plus d’ainés. Nous vivons plus longtemps, en meilleure santé. Et vous êtes de plus en plus désireux de contribuer au développement de notre société.

Tout cela est une force pour le Canada.

Oui, les changements démographiques créent des opportunités, mais ils apportent aussi des défis, que le gouvernement a la responsabilité de reconnaître et de surmonter.

Pour surmonter ces défis, on a besoin de vous. Je suis d’ailleurs très reconnaissant du travail que la Fédération des aînées et ainés francophones du Canada a effectué pour sensibiliser notre gouvernement.

Vous avez demandé le maintien de l’âge de la retraite à 65 ans. Nous avons écouté!

Vous avez demandé la bonification du Supplément de revenu garanti. Nous avons écouté!

Vous dénoncez la maltraitance envers les aînés. Et nous la dénonçons avec vous!

Vous militez pour le développement d’une politique sur le vieillissement au Canada. J’ai le plaisir de vous dire que notre gouvernement appuie la motion 106, présentée par un député franco-ontarien, Marc Serré, une motion qui demande une stratégie nationale des aînés.

Notre gouvernement a livré et nous continuerons de livrer la marchandise.

Nous avons toutes les raisons et tous les atouts pour marcher ensemble vers l’avenir.