Jean-Yves Duclos

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DISCOURS À L’OCCASION DU SYMPOSIUM SUR L’EMPLOI (QUÉBEC)

Symposium sur l’emploi : « Prévenir le tsunami numérique : un défi pour l’emploi dans la Capitale-Nationale »

La version prononcée fait foi.

 

Mme Anglade (vice-première ministre du Québec);

 

Mme D’Amours (rectrice de l’Université Laval);

 

M. Toppings (président du conseil d’administration de la Chambre de commerce et d’industrie du Québec),

 

Distingués invités,

 

Chers amis,

 

J’aimerais débuter en soulignant que nous nous trouvons ce matin sur les terres traditionnelles de la nation Huronne-Wendat.

 

Je vous remercie de m’accueillir aujourd’hui et je félicite la Coalition FORCE 4.0 pour l’organisation de cet événement.

 

Les questions reliées à l’emploi sont d’intérêt pour l’ensemble du gouvernement du Canada et particulièrement pour moi comme économiste et encore davantage comme représentant de la région de Québec au gouvernement canadien, où j’ai la chance d’être à la tête du ministère responsable des familles, des aînés, de l’assurance-emploi et co-responsable du dossier de la main-d’oeuvre.

 

Une économie en santé nécessite et assure la création d’emplois.

 

L’économie canadienne va bien en ce moment.

 

En 2017, parmi les pays membres du G7, c’est le Canada qui a connu la plus forte croissance économique, le double de la moyenne des autres pays membres.

 

Côté emploi, ça va bien également.

 

Au début de 2016, il y a deux ans à peine, nous sortions d’une récession et le taux de chômage se situait bien au-dessus des 7% au pays.

 

Deux ans plus tard, le taux de chômage national est de 5,7%, le plus bas depuis 1976, date à laquelle les premières statistiques comparables ont commencé à être produites.

 

Dans la dernière année, l’économie canadienne a créé plus de 420 000 nouveaux emplois, la majorité à temps plein.

 

Il y a plus de 15 ans que le pays n’avait pas connu une telle année en matière de création d’emplois.

 

La région de la Capitale Nationale est habituée à connaitre de bas taux de chômage depuis plusieurs années et c’est encore le cas aujourd’hui alors que ce taux avoisine les 4%.

 

De plus, nous constatons tous que de profonds changements ont cours dans la nature des emplois occupés par nos travailleurs depuis plusieurs années, ici à Québec comme ailleurs au pays.

 

Ces changements sont, entre autres, le résultat du développement et de l’application de nouvelles technologies.

 

Pensons à la domotique dans les résidences, aux nouvelles applications sur nos téléphones intelligents, à l’intelligence artificielle, à l’impression en 3D, aux plates-formes numériques et à la robotique – des technologies qui autrefois nous semblaient relever de la science-fiction – sont aujourd’hui une réalité et transforment nos entreprises, nos sociétés et nos vies, comme beaucoup de participants à ce symposium auront eu déjà la chance de le faire valoir hier.

 

Ici à Québec, on peut penser à leur application à l’optique-photonique, le développement durable, la culture et le divertissement, la biotechnologie et les outils de manufacture avancée.

 

À ce sujet, j’ai eu la chance d’annoncer il y a quelques jours un important financement à l’entreprise Hortau, de Lévis, qui œuvre dans le domaine agricole.

 

Hortau a mis au point un système de capteurs pouvant aider les agriculteurs à mieux gérer leurs cultures.

 

Leur plate-forme d’agriculture de précision mesure simultanément l’eau, les nutriments, les parasites, la température et les niveaux de sel, fournissant toutes les informations dont un agriculteur peut avoir besoin en temps réel.

 

Avec ces données, les agriculteurs peuvent non seulement améliorer le rendement des cultures, mais aussi éliminer l’arrosage inutile ou la fertilisation inutile.

 

Cette entreprise compte actuellement une quarantaine d’employés dans la région de Québec et compte accélérer sa croissance importante à l’international.

 

Il s’agit d’un bon exemple local par lequel le développement et la démonstration de nouvelles technologies numériques appuie la compétitivité des entreprises canadiennes, la création d’emplois, les exportations et le développement durable.

 

La quatrième révolution industrielle est donc à nos portes.

 

Cette révolution aura un effet considérable sur le genre de compétences dont les travailleurs québécois et canadiens auront besoin.

 

Il est clair que notre région regorge de personnes intelligentes, compétentes et créatives.

 

Il est aussi clair que notre région regorge d’atouts pour attirer de nouveaux travailleurs, comme la qualité de vie dont peuvent profiter nos familles, ainsi que le dynamisme de la communauté d’affaires et de son milieu scientifique et social.

 

Il est finalement clair qu’une situation de quasi plein emploi comme il y a ici dans la région et le besoin d’appuyer les compétences de nos travailleurs rendent encore plus importants les gestes posés par nos gouvernements pour s’assurer que les entreprises aient accès à une main-d’œuvre à la fois qualifiée et disponible, particulièrement pour relever les défis de l’ère numérique.

 

Et cela commence « jeune » comme on dit.

 

Comme ancien enseignant, je pense entre autres à CodeCan, un programme du gouvernement canadien de 50 millions de dollars qui vise à permettre à près d’un million d’élèves et d’enseignants, de la maternelle au cinquième secondaire, d’acquérir des compétences numériques qui seront nécessaires pour les emplois de demain.

 

Au Québec, plus de 115 000 élèves et enseignants profiteront de ce programme.

 

Investissements dans les compétences et la formation

 

Le budget de 2017 a aussi annoncé des investissements importants afin d’aider les Canadiens à mettre à niveau leurs compétences afin de demeurer concurrentiels sur le marché du travail.

 

Un financement supplémentaire de 800 millions de dollars a ainsi été alloué au gouvernement du Québec dans le cadre des ententes de transfert relatives au marché du travail pour appuyer les besoins en formation des Québécoises et Québécois.

 

Afin de créer davantage d’occasions d’emploi et de développement des compétences pour nos jeunes, le gouvernement canadien investit aussi près de 400 millions de dollars en trois ans dans la Stratégie emploi jeunesse.

 

Combiné aux mesures annoncées dans le budget de 2016, cet investissement permet :

  • d’aider plus de 33 000 jeunes vulnérables à acquérir les compétences requises pour trouver un emploi ou retourner aux études;
  • de créer 15 000 nouveaux emplois verts destinés aux jeunes Canadiens et;
  • de fournir plus de 1 600 nouvelles possibilités d’emploi aux jeunes dans le secteur du patrimoine.

 

De plus, le gouvernement canadien procède à d’importants investissements afin de créer 10 000 stages pour étudiants dans les domaines de la science, la technologie, l’ingénierie, les mathématiques et dans le développement des affaires.

 

Cela s’ajoute aux 50 millions de dollars investis en 2017-2018 dans la Stratégie de formation pour les compétences et l’emploi destinée aux Autochtones.

 

En 2016, nous avons aussi présenté un programme ambitieux pour renforcer le programme d’assurance-emploi et investir dans nos travailleurs.

 

Nous veillons entre autres choses à ce que les travailleurs qui touchent des prestations d’assurance-emploi puissent obtenir la formation dont ils ont besoin sans crainte de perdre les prestations sur lesquelles ils comptent pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.

 

Dans un contexte généralisé de pénurie de main-d’œuvre, nous voulons également attirer les personnes les plus talentueuses de partout dans le monde afin qu’elles contribuent à la croissance de notre économie et à la richesse de notre société.

 

Volet des talents mondiaux

 

À ce sujet, j’ai eu le plaisir en septembre dernier d’annoncer que le Volet des talents mondiaux était désormais offert aux employeurs du Québec et de Québec.

 

Grâce à ce programme, les employeurs d’ici peuvent profiter d’un processus simplifié pour embaucher des travailleurs spécialisés pour pourvoir des postes vacants dans des domaines en forte demande, entre autres en technologie de l’information et des communications.

 

Conclusion

 

Nous sommes tous convaincus que le succès à long terme de notre région et le succès de la classe moyenne dépendent d’une main-d’œuvre qualifiée qui peut s’adapter rapidement au changement.

 

Nous savons aussi que le développement de notre région dépend aussi de notre capacité à attirer davantage de nouveaux arrivants de partout sur la Terre et que notre diversité croissante peut être et doit être une source de force et de fierté, sur les plans économique et social.

 

Je termine en vous assurant de mon entière disponibilité et de celle du gouvernement canadien pour unir nos forces et travailler pour relever les importants défis qui nous attendent dans le cadre de la révolution numérique.

 

Merci.